Historique

 En 1953, Louis Dumoulin, alors gardien  de la cabane de Panossière, avait perdu son fils dans la région de Mauvoisin.histoire tdc 2

A cette époque la seule solution pour avertir le gardien était de se rendre à pied à la cabane. C’est le guide Louis Wuilloud qui est parti de Fionnay pour se rendre à la cabane annoncer la mauvaise nouvelle. Il a rejoint la cabane en 1 heure et 45 minutes.

Personne ne voulait croire qu’il ait pu réaliser un tel exploit, puisque le temps habituel de marche pour rejoindre la cabane était estimé à 4 heures.

Automne 1964

Gabriel Pellissier, amoureux du chronomètre, relia Fionnay Panossière en 1 heure et 37 minutes. C’est alors que dans sa tête l’idée naquit "Et pourquoi ne pas y faire une course ? "

En 1965, le 23 avril, jour de la fête villageoise à Lourtier, autour d’une table de bistrot, Gabriel annonce son exploit à ses amis : Daniel Bruchez, Hilaire Dumoulin, Michel Maret et Willy Fellay.

 

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Ensemble, ils lancèrent ce défit: relier Fionnay à Panossière en moins d’une heure et trente minutes.
Les dés sont jetés. La plus ancienne course pédestre de montagne est née.
Cette année là, 36 concurrents, dont 20 bagnards, s’affrontent.

Pari relevé

Le premier vainqueur, Gilbert Grangier de Troitorrents, a rejoint l’arrivée en 1 heure et 9 minutes. Il sera le vainqueur des cinq premières éditions d’une course dont le départ est donné sur le pont de Fionnay à 1490 mètres et dont l’arrivée est jugée à Panossière (2645 m) et qui est d’une longueur de 7,3 km pour un dénivelé de 1180 m.
Le pari fou lancé en 1965 par cette poignée de copains a donc été relevé.
A cette époque, il n’y avait ni dixièmes, ni centièmes, simplement une bonne montre suisse suffisait à classer les participants qui trouvaient que cette méthode reflétait assez l’esprit de cette course particulière et unique à l’époque.
On ne courait pas pour gagner de l’argent, on ne courait pas pour poursuivre un ballon ou rattraper un bus, on courait pour se mesurer à soi même.

Aujourd’hui rien n’a vraiment changé

La montre suisse a évoluée.
La machine à écrire s’est informatisée.
L’heure est devenue des minutes (52’ 56’’ détenu par Norbert Moulin en 1985)
Les juniors sont devenus vétérans, mais comme disait un coureur bien connu «La course ne donne pas des années (supplémentaires), à notre vie, mais de la vie à nos années ».
Ils furent 36 au départ du 1er Trophée des Combins et aujourd’hui plus de 450 coureurs y viennent découvrir ce coin de paradis.

L’esprit est toujours resté le même, on court pour se mesurer à soi même, pour voir ce dont on est capable, ce qui demande une certaine volonté assaisonnée d’un parfum de spiritualité pour celui qui est sensible à ce paradis autant sauvage que grandiose.

Sachez, cher initiateurs, que le ski-club Grand-Combin est fier d’avoir repris le flambeau de conserver l’essentiel de cet esprit de simplicité et de camaraderie qui a présidé à la création de cette merveilleuse course.